Le saviez vous ?
Le ver à soie est la chenille du
papillon Bombyx du mûrier, qui n'existe plus à l'état
sauvage. Totalement domestiqué, il ne peut vivre sans l'intervention
de l'homme.
Les oeufs du ver à soie
s'appellent communément "la graine". Autrefois,
la dite graine pouvait être mise en incubation dans un lit,
chauffé la nuit par ses occupant, et le jour, par des bouillottes
!
L'art d'élever les vers à
soie est la sériciculture.
Le petit nom occitan du ver à
soie est "magnan" (le mangeur). C'est de là que
vient le nom du bâtiment d'élevage : la
magnanerie.
Au cours de sa vie qui dure
environ 40 jours, le ver à soie changera 4 fois de peau
(mues) et verra son poids multiplié par 10 000 ! A
ce rythme, un nourisson de 3 kg atteindrait un poids de 30 tonnes !
Le ver à soie est très,
très vorace et exclusif en matière d'alimentation
: il ne se nourrit que de feuilles de mûrier.
Si le châtaignier était
appelé "l'arbre à pain", le mûrier
était surnommé "l'arbred'or", non pour
la couleur de son feuillage, mais parce que l'élevage du
ver à soie a permis une amélioration des conditions
de vie des paysans dans certaines régions du sud de la
France juqu'au début du 20ème siècle.
Le cocon dans lequel le ver à
soie s'enferme pour se transformer en papillon est une véritable
petite bobine qui peut atteindre 1,5 km de fil. A diamètre
égal, ce fil de soie ets aussi résistant qu'un fil
d'acier.
La couleur des cocons (blanc, jaune,
doré, rose...) dépend de la variété
des vers à soie élevés.
Un kilo de cocons donneront
200 g de fil et pour un kimono, il vous faudrait environ 3000
cocons.
Nos savants d'aujourd'hui font des recherches
pour modifier génétiquement le ver à soie
afin de lui faire produire, entre autres, des médicaments
et de la soie...d'araignée ! Celle-ci, en effet, présente
des propriétés exceptionnelles de résistance
et d'élasticité. Certains rêvent d'en faire
des gilets pare-balle...